Chou rave



Histoire

Le terme « chou-rave » est apparu dans la langue française en 1600. En latin, caulo-rapa veut dire « chou-navet », tandis que gongylodes signifie « genoux » par allusion au fait que la partie bulbeuse, qui repose sur le sol, donne l'impression que le plant est agenouillé. Dans certaines régions de France, on l'appelle « colrave » ou « chou pommé » et, pour le décrire botaniquement, on dira qu'il s'agit d'un tubercule aérien, le chou-rave n'étant pas à proprement parler une racine, mais plutôt un renflement de la tige. Au premier siècle de notre ère, on « créait » le chou pommé. Vers la même époque, dans une région proche de ce qui est aujourd'hui l'Allemagne, on s'intéressait aux plants de borécole possédant de courtes tiges renflées. À force de sélection, on finit par obtenir une tige de plus en plus renflée qui, au bout de quelques siècles, aboutit à la forme que nous lui connaissons aujourd'hui.

Comment choisir ?

Choisissez de préférence des pommes de choux-raves de 5 cm à 7 cm de diamètre. Plus gros, ils risquent d'être fibreux. Miniatures (2 cm ou 3 cm), ils seront cuits entiers, avec leur peau.

Comment conserver ?

Réfrigérateur. Mettez-les deux par deux dans un sac de plastique, de préférence percé. Caveau. Le chou-rave se conserve une bonne partie de l'hiver.

Comment préparer ?

En salade. Avec pommes, oranges, noix, et une mayonnaise maison à la moutarde et aux herbes de Provence. Ou, tout simplement râpé, avec des carottes. En purée ou en frites, comme on le fait avec les pommes de terre. Glacé, dans un mélange de bouillon, sucre et beurre, assaisonné à l'estragon et au persil. Farci de viande ou de légumes. Ajoutez à la farce une partie des feuilles et des tiges hachées du chou-rave. avec du chou-rave Au gratin avec des topinambours. Coupez les légumes en tranches et faites-les cuire dans l'eau bouillante salée et additionnée de jus de citron. Mettez ensuite dans un plat allant au four et recouvrez de sauce béchamel et de fromage râpé. En crème ou en potage. Par exemple, la Broudou Khodhra, une soupe marocaine composée de pommes de terre, céleri, navet, carottes, chou-rave, poireaux, purée de tomate, citron, persil, sel et poivre. Coupez les légumes en dés, puis faites-les cuire dans de l'eau avec la purée de tomates pendant 1 heure. Servez avec des quartiers de citron. Soupe à la bûcheronne. Composée d'une « paysanne » (mélange de menus morceaux de légumes taillés en parallélépipèdes ou en carrés) de chou-rave, navet et pomme de terre revenus dans du beurre, puis mouillés d'eau. Vers la fin de la cuisson, ajoutez de petits haricots blancs frais, lorsqu'on est en saison, ou des haricots-riz cuits, si on est hors saison. À défaut, mettez-y des lentilles. La soupe se sert avec de minces tranches de pain entier, séchées au four et déposées dans le bol. Sauté à la chinoise avec des oignons, des champignons shiitakes, des vermicelles cuits et de la surlonge maigre découpée en fines languettes. Assaisonnez le tout de sauce aux huîtres, de persil et de poivre.

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